Les lauréats 2015 témoignent : O’Rizon

orizonEn ce moment, vous pouvez encore postuler pour le Prix de l’Entrepreneur Nord-Sud, organisé par le SIAD et la Cofides ! L’année dernière, en 2015, c’est Nestor Dosso qui a gagné le premier prix, avec son association O’Rizon. Il témoigne pour vous. Si vous avez vous aussi un projet, n’hésitez plus et candidatez !

Au départ, O’Rizon, c’est où, c’est quoi ?

N. D. : O’Rizon a été créée en 2013 en Côte d’Ivoire dans la région du Bafing (région du Nord-Ouest), près du village de Touba. Il y a alors 8 familles qui sont réunies au sein de l’association. Le but de l’ONG est d’acheter la production vivrière (du riz paddy, du manioc et du maïs) aux agriculteurs, de la transformer pour obtenir du riz blanchi, de la farine de manioc ainsi d’obtenir des produits d’une meilleure qualité, qui permettra aux petits paysans de vendre leurs produits à un prix plus décent, qui leur permettra de mieux vivre. La plupart gagnent moins de 385 euros par an et par famille, à l’heure actuelle. C’est le manque de transformation des produits qui les fait vendre à un prix très faible.

 

Et aujourd’hui ?

N. D. : O’Rizon avance bien puisque 450 familles sont maintenant accompagnées. Il y a une forte demande de la part des paysans. C’est la raison pour laquelle nous avons une équipe de huit personnes sur place pour gérer les projets. De plus, fin juin, nous avons créé une coopérative pour rassembler la production de riz, manioc et maïs. 200 agriculteurs se sont déjà inscrits à la coopérative, ce qui démontre le succès qu’elle remporte !

 

Quels sont vos projets à venir ?

N. D. : Avec O’Rizon, je souhaite construire un magasin de stockage ainsi qu’une unité de transformation pour la panification du manioc. En fait, à l’heure actuelle, les agriculteurs font sécher le manioc le long des routes, sur le sol, ce qui donne une farine de mauvaise qualité. L’unité de transformation nous permettra d’avoir une farine de qualité, ce qui permettra de vendre le produit à un prix plus rémunérateur. La vente se fera sur des marchés locaux ainsi qu’à l’export : j’ai déjà commencé les démarches avec un acteur en France qui commercialiserait la farine de manioc, le riz et le maïs. A terme, il y aura la création de 17 emplois directs : avec les emplois de vente sur le marché.

De plus, je projette déjà de faire des livrets destinés aux agriculteurs : l’idée serait de vulgariser des usages de la farine de manioc, pour diversifier son usage. Il y aurait des recettes de cuisines.

 

Que vous a apporté le Prix de l’Entrepreneur Nord-Sud, que vous avez gagné en 2015 ?

N. D. : Le SIAD nous a mis en relation avec Tech Dev, avec qui nous avons eu plusieurs entretiens. Ce partenaire nous a apporté une expertise sur les matériaux de transformation. Les relations ont bien avancé. De cette manière, la production de farine de manioc pourra bientôt commencer.

En plus de cet apport technique, le prix remis par le SIAD et la Cofides a symbolisé une super reconnaissance de l’initiative : ça permet de se mettre en orbite. Cela a été un bel encouragement. Pour ceux qui sont dans le doute, le Prix est une manière de se questionner à nouveau et de reprendre de l’énergie : la Soirée de remise du Prix a été un très bon moment. On est encouragé à continuer !

 

Pour postuler cette année au Prix de l’Entrepreneur Nord-Sud, c’est jusqu’au 5 octobre, 22h !

Cliquez ici, pour télécharger le dossier de candidature.